L'EDITO

A l’aube d’une grande année !

 

En vous envoyant mes vœux l’an dernier, j’en formulais un qui n’était pas trop aventureux et qui s’est en effet réalisé : « Il y a de très fortes chances qu’au printemps prochain nous ayons un Président et un Gouvernement désireux de relancer fortement l’épargne salariale ». Non seulement c’est ce qui s’est passé, mais dès l’automne, le Président Macron annonçait son désir de « revisiter » la participation  en 2018 et des groupes de travail se mettaient aussitôt en place, sous l’autorité du ministre de l’Economie, Bruno Le Maire.

Comme Fondact le répète inlassablement, la gestion participative est d’abord le moyen de renforcer les entreprises. Tant mieux si elle permet aux salariés d’acheter leur logement ou d’arrondir leur retraite, tant mieux si elle facilite le financement des investissements des entreprises. Mais ce qui compte le plus, c’est qu’elle améliore les entreprises. Meilleur climat social, meilleure productivité, plus grand dynamisme et, finalement, meilleurs salaires : voilà ce qu’affichent les entreprises qui pratiquent le plus activement la gestion participative. Face à tous les déficits qui minent la France, celui de l’emploi, celui du commerce extérieur, celui du budget, ce sont des entreprises plus solides, plus efficaces qu’il nous faut. La gestion participative est un moyen efficace d’y parvenir.  Cerise sur le gâteau, elle met tout le  monde  d’accord : salariés et managers, syndicats et patronat, droite et gauche.

Notre Gouvernement semble faire sienne cette analyse puisqu’il a inscrit les réformes à conduire dans notre domaine dans le cadre plus large de la compétitivité des entreprises. Aussi abordons-nous 2018 avec plus d’espoir que jamais. L’association Fondact est active, partout où se mijotent les réformes annoncées, avec ce discours simple : élargissement, simplification, fiscalité.

Elargir, cela veut dire rendre enfin la gestion participative assez attrayante pour une petite entreprise car c’est chez elle que le lien entre le travail de chacun et le succès de l’ensemble est le plus évident. Mais c’est aussi l’étendre à l’Etat : si l’intéressement aide les entreprises à progresser, pourquoi ne faciliterait-il pas aussi la réforme de l’Etat ?

La simplification est un sujet permanent dans nos sociétés qui légifèrent et réglementent sans cesse. Les 64 pages que le code du travail consacre à la gestion participative n’échappent pas à cette nécessité et Fondact ne manque pas d’idées pour faire plus simple !

L’impôt enfin. Nous avons montré que l’introduction en 2008 du forfait social sur l’épargne salariale et son brutal alourdissement en 2012 avaient cassé la dynamique de celle-ci et que si l’on n’avait pas eu cette funeste idée, les finances publiques seraient très probablement mieux alimentées aujourd’hui. Finissons-en avec cet impôt absurde qui ne frappe que les meilleures entreprises, celles qui non seulement font des bénéfices, mais en plus y associent leurs salariés.

Cette année 2018 promet d’être la plus positive pour nos idées depuis bien longtemps ! Nous sommes prêts, forts de votre appui, à accompagner et à amplifier ce mouvement.

Michel Bon

Président de Fondact

 

REVISITER L'EPARGE SALARIALE : "Je souhaite que l'année prochaine, on ouvre une vraie discussion sur ce qu'est l'entreprise" a déclaré le chef de l’Etat lors de son intervention télévisée du 15 octobre dernier. Emmanuel Macron a dit souhaiter "un vrai débat" en 2018 pour "revisiter cette belle invention gaulliste de l'intéressement et de la participation", pour que "tous les salariés aient leur juste part quand les choses vont mieux". Les débats sur ce sujet devraient s’ouvrir dans les prochaines semaines.

FONDACT, au travers des groupes de travail qui se sont réunis au cours des dernières années, dispose de nombreuses propositions pour élargir le champ des bénéficiaires de l’épargne salariale, faciliter l’accès à l’actionnariat dans les entreprises non cotées, simplifier la transmission d’entreprises, rendre plus attractifs les mécanismes d’intéressement dans les très petites entreprises. L'association apportera sa contribution aux réflexions qui vont être engagées avec le soutien de ses adhérents et de tous ceux qui partagent ses idées.

 

Un signe clair pour les Actionnaires-Salariés dans leurs programmes électoraux :

Die Mitarbeiterbeteiligung am Kapital der Unternehmen eröffnet breiten Schichten der Bevölkerung die Teilhabe am Erfolg der Wirtschaft und leistet dadurch einen wesentlichen Beitrag zur Vermögensbildung. In seinem heute veröffentlichten Positionspapier zur Bundestagswahl fordert der Bundesverband Mitarbeiterbeteiligung die Parteien auf, sich in ihren Wahlprogrammen für eine stärkere Förderungen der Mitarbeiterkapitalbeteiligung und der Vermögensbildung in Arbeitnehmerhand einzusetzen. "Wenn wir vermeiden wollen, dass weiterhin nur eine kleine Bevölkerungsgruppe als Eigentümer von Unternehmen und Kapital unmittelbar vom Erfolg der deutschen Wirtschaft profitiert, müssen wir die Beteiligung breiter Bevölkerungskreise am Kapital stärker fördern“, betont Dr. Heinrich Beyer, Geschäftsführer des Bundesverbands Mitarbeiterbeteiligung. (Mehr …)

Mémorandum en vue des élections législatives de 2017

La participation des salariés au capital des entreprises offre à de larges couches de la population de partager le succès de l’économie, et leur permet ainsi de se constituer un patrimoine. Dans son mémorandum publié aujourd’hui pour l’élection au Bundestag, l’Association Fédérale de Participation des Salariés (AGP) appelle les partis politiques à inclure dans leurs programmes électoraux le développement de la participation des salariés et la promotion de la constitution d’actifs financiers par les travailleurs. « Si nous voulons éviter que seule une minorité, propriétaires d’entreprises et actionnaires, bénéficie directement des succès de l’économie allemande, nous devons promouvoir activement la participation au capital des entreprises d’une population beaucoup plus large », souligne le Dr. Heinrich Beyer .. (Plus …)

Dr Heinrich BEYER - AGP

traduction libre de l'Allemand : Mitarbeiteraktien stärker fördern 

En cette  d’année, je voudrais revenir sur 2016.

Même si l’on peut regretter que la nouvelle Commission Européenne ne semble pas très active pour soutenir nos initiatives dans le domaine de la Participation Financière, nous pouvons cependant former de nouveaux espoirs à la lecture du programme de l’un des candidats à la Présidence de la République Française qui met l’accent sur l’intérêt de la participation financière dans le dialogue social.

Nous nous réjouissons de saluer les belles réussites de nos principaux partenaires (AGP en Allemagne, SNPI aux Pays-Bas, IfsProshare au Royaume- Uni et ETION en Belgique). Par ailleurs, l’AIPF a profité de sa participation à plusieurs  congrès, séminaires et autres réunions pour renforcer sa coopération avec de nouveaux  partenaires.

Nous espérons bien que 2017 nous donnera de nouvelles opportunités pour élargir nos partenariats avec d’autres organisations, et que les possibles  changements qui risquent de résulter des élections dans certains pays nous ouvriront de nouvelles portes pour le développement de notre principal sujet.

Dans cette attente, je vous présente au nom de l’AIPF nos meilleurs vœux pour cette nouvelle année.

Jean-Michel Content (Secrétaire Général AIPF)

 

OBITUARY

The Centre is deeply saddened to report the death two weeks ago of Dr Raymond Allouf, former secretary general of the Paris-based International Association for Financial Participation (IAFP). Senior Centre Davos attendees will remember his lucid and sharp summaries, delivered in perfect English, about French style employee share ownership. Raymond was a highly-trained food chemist and engineer who had several worldwide patents over metallurgical processes, relevant to his work as a Metal Box UK director for several years. He was a top graduate of the EN écoles d'ingénieurs, a holder of the Lavoisier Medal – and at the Centre’s last Paris conference, Raymond and Centre chairman Malcolm Hurlston, CBE, both received the prestigious Rémy Schlumberger Award for services to the employee share ownership movement. Raymond was in his 80s when he died in Paris.
Our warmest condolences to Sophie and the rest of his family.

Fred Hackworth (International Director of the ESOP Centre) 

TESTIMONIALS

From David A. Hildebandt (President of the IAFP)

“As President of the International Association for Financial Participation, it was my good fortune to work with Raymond Allouf as the Secretary General of IAFP.  I first met Raymond in the mid 1990’s as re revitalized the mission of IAFP to support global financial participation for the benefit of both employers and employees. Raymond was a champion of financial participation for both his employer and for the employee association in their financial participation programs.  He knew that financial participation benefitted both the employer and the employee.  The employees became happier and more satisfied in their work knowing that they would directly benefit from the success of the enterprise. The employer became more profitable through the participation of the employees in its success. Even national economies benefited from the enhanced profitability. Raymond’s influence went beyond France and was influential in promoting financial participation throughout the EU and America.  From those of us working in financial participation,  “Thank You”

From Kevin O’KELLY 

I am deeply saddened by the news of Raymond’s death.  I first met Raymond in 2000 at a breakfast meeting organised by the Irish ProShare Association.  Following the meeting he and the IAFP President, David Hildebrandt, visited the European Foundation for the Improvement of Living and Working Conditions (EUROFOUND), where one of my responsibilities as Research Manager was to manage studies into employee financial participation.  The link with Raymond and the IAFP proved to be valuable for Eurofound in the following years, and for the European Commission DG Employment and Social Affairs, as we worked on the 2002 Communication, On a framework for the promotion of employee financial participation.  Raymond made important and helpful suggestions during the drafting of this Communication.

Raymond invited me to become a member of the Executive Committee, so as to get a EU perspective on financial participation.  In this capacity I was closely involved with Raymond and David in organising a European Commission funded project to draft a Model Plan for Financial Participation in the European Union which was completed in 2005, one of the outstanding achievements of the IAFP in recent years.

There is no doubt that in his capacity as Secretary General of the IAFP, Raymond made an important and lasting contribution to the promotion and dissemination of employee financial participation across European countries and, indeed, globally.

Ar dheas Dé go raibh a anam.

From George Tuthill (Hon. President Irish ProShare Association and Executive Member of IAFP)

I was saddened to learn of the death of my dear friend Raymond Allouf whom I first met over 20 years ago. He single-handedly resuscitated the declining IAFP and his bounteous energy and drive ensured its survival. The strength of today’s IAFP is testimony to Ray’s involvement and dedication over many long years. He gave his time so freely and was always available to give council and indeed support both members and others with participation in many projects and conferences.

He was a mentor to many, myself included, and the world of Employee Financial Participation will be the poorer for his passing.

To me he was “the Godfather of Employee Share Ownership”. 

La génération du millénaire va-t-elle causer la fin de la Participation Financière ? Et

Comment empêcher une telle fin ?

Par

David A Hildebrandt*

La menace vient de l'attitude et des habitudes de la génération des salariés du millénaire, généralement définis comme ceux nés après 1996, et qui représenteront plus de la moitié de la population active dans les cinq à dix prochaines années. Des sondages récents réalisés par Gallup et le Centre de recherche Pugh par exemple, montrent que:

1. Seulement 29% des enfants du millénaire sont attachés à leur emploi dans leurs sentiments comme dans leur comportement.

2. Les salariés du millénaire sont mobiles : en moyenne 21% ont changé d'emploi au cours des 12 derniers mois.

3. La formation complémentaire de ces Millénaires coûte aux États-Unis 30,5 milliards $ l’an.

4. Ces Millénaires veulent généralement contrôler leurs économies, mais n’ont pas de plan financier pour ces économies.

5. Un nombre croissant de Millénaires sont des entrepreneurs indépendants ou des travailleurs autonomes, rejetant ainsi la relation historique typique employeur / employé.

6. Les Millénaires veulent obtenir leur éducation financière sur Internet, pas en groupe dans le cadre de l’entreprise ou individuellement avec des experts financiers.

7. Les Millénaires préfèreraient un emploi au salaire modeste pour un employeur socialement responsable qu'un salaire élevé, pour lequel ils seraient qualifiés, dans un domaine non socialement responsable.

La conclusion de ce qui précède est que les traditionnels programmes de participation financière, parrainés par l'employeur, ne répondent plus aux besoins du salarié du millénaire, et que ces plans sont en danger d'extinction, en dépit des avantages certains de ces programmes de participation financière pour les salariés, les employeurs et les autorités nationales et économies mondiales.

Historiquement, la valeur des programmes de participation financière parrainés par l'employeur est bien établie. Avec une gestion et une communication appropriées, ces programmes ont les avantages suivants:

1. Les salariés sont plus satisfaits dans leur emploi,

2. Les salariés, par conséquent, deviennent plus productifs,

3. Leur entreprise devient plus rentable et compétitive,

4. Les économies locales, régionales et nationales deviennent plus rentables et compétitives,

5. La richesse est accumulée par les salariés pour leurs besoins futurs, réduisant ainsi le fardeau social du gouvernement.

Toutefois, pour maximiser les avantages ci-dessus, les programmes de participation financière par l'employeur doivent être soutenus par :

1.       Le support des employeurs, de l'administration et l’information des salariés,

2.       La reconnaissance par les organisations syndicales des avantages de la participation financière,

3.       Le support des instances nationales et régionales  par des incitations fiscales,

4.       La formation financière des salariés et des employeurs.

L'Association internationale pour la Participation Financière IAFP / AIFP et ses membres locaux ont été la voix de l'éducation et le soutien aux programmes de Participation Financière pendant plus de vingt-cinq ans.

Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour construire un programme de participation financière attrayant pour les salariés du millénaire. L’AIPF commence une étude globale, avec d'autres organisations, afin de déterminer les éléments d'un programme de participation financière réussi dans le nouveau paradigme d'une main-d'œuvre millénaire avec les caractéristiques ci-dessus.

Etes-vous d'accord ou non avec cet Édito? L’AIPF et l'auteur de cet éditorial, David Hildebrandt souhaitent votre avis, surtout si vous êtes un Millénaire ou un employeur de Millénaires.

PARTICIPER A CE DIALOGUE IMPORTANT, EN REJOIGNANT  LE GROUPE DE DISCUSSION LINKEDIN IAFP-AIPF, OU DIRECTEMENT PAR MAIL A iafp.aipf@gmail.com.

David Hildebrandt is the current President of the International Association for Financial Participation (IAFP), based in Paris, France. Mr. Hildebrandt is a US based attorney and Certified Public Accountant, with more than 40 years of experience as a partner in major global law firms in representing employers, global governments, and organizations which support Financial Participation.  For 30 years he was the General Counsel to the largest US association of employers which support financial participation plans, PSCA, and is a member of the American Bar Association College of Employee Benefits Counsel. References cited in this article are readily available on the internet.

 

 

 

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